A new approach to the management of emerging diseases of aquatic animals.

Animal aquatique Aquaculture Commerce international Evaluation du risque Maladie animale transfrontaliere Maladie emergente Sante animale

Journal

Revue scientifique et technique (International Office of Epizootics)
ISSN: 0253-1933
Titre abrégé: Rev Sci Tech
Pays: France
ID NLM: 8712301

Informations de publication

Date de publication:
Sep 2019
Historique:
entrez: 24 12 2019
pubmed: 24 12 2019
medline: 24 3 2020
Statut: ppublish

Résumé

Since 1970, aquaculture has grown at a rate of between 5% and 10% per annum. It has achieved this by expanding into new areas, farming new (often non-native) species and intensifying production. These features of aquaculture, combined with large-scale movements of animals, have driven disease emergence, with negative consequences for both production and biodiversity. Efforts to improve the management of emerging diseases of aquatic animals must include actions to reduce the rate of disease emergence, enhance disease detection and reporting, and improve responses to prevent disease spread. The rate of disease emergence can be reduced by understanding the underpinning mechanisms and developing measures to mitigate them. The three principal mechanisms of disease emergence, namely, host switching, decreased host immunocompetence and increased pathogen virulence, have many drivers. The most important of these drivers are those that expose susceptible hosts to novel pathogens (e.g. the introduction of non-native hosts, translocation of pathogens, and increased interaction between wild and farmed populations), followed by host switching. Exposure to wild populations can be reduced through infrastructure and management measures to reduce escapes or exclude wild animals (e.g. barrier nets, filtration and closed-confinement technology). A high standard of health management ensures immunocompetence and resistance to putative new pathogens and strains, and thus reduces the rate of emergence. Appropriate site selection and husbandry can reduce the likelihood of pathogens developing increased virulence by preventing their continuous cycling in geographically or temporally linked populations. The under-reporting of emerging aquatic animal diseases constrains appropriate investigation and timely response. At the producer level, employing information and communications technology (e.g. smartphone applications and Cloud computing) to collect and manage data, coupled with a farmer-centric approach to surveillance, could improve reporting. In addition, reporting behaviours must be understood and disincentives mitigated. At the international level, improving the reporting of emerging diseases to the World Organisation for Animal Health allows Member Countries to implement appropriate measures to reduce transboundary spread. Reporting would be incentivised if the global response included the provision of support to low-income countries to, in the short term, control a reported emerging disease, and, in the longer term, develop aquatic animal health services. Early detection and reporting of emerging diseases are only of benefit if Competent Authorities' responses prevent disease spread. Effective responses to emerging diseases are challenging because basic information and tools are often lacking. Consequently, responses are likely to be sub-optimal unless contingency plans have been developed and tested, and decision-making arrangements have been well established. Depuis les années 1970, l’aquaculture connaît un taux de croissance de 5 % à 10 % par an. Cette croissance a été rendue possible par le développement de nouvelles filières, l’élevage d’espèces nouvelles (et souvent non autochtones) et l’intensification de la production. Ces caractéristiques du secteur, associées à des transferts massifs d’espèces aquatiques ont entraîné l’émergence de maladies nouvelles, avec des effets négatifs aussi bien sur la production que sur la biodiversité. Les efforts d’amélioration de la gestion des maladies émergentes des animaux aquatiques doivent comporter des mesures visant à réduire l’incidence des maladies émergentes, à améliorer la détection et la notification des maladies et à optimiser les réponses déployées en cas de maladies afin d’en prévenir la propagation. Il est possible de réduire le taux d’émergence des maladies dès lors que les mécanismes sous-jacents à leur survenue sont bien compris et que les mesures appropriées sont prises pour les contrecarrer. Les trois principaux mécanismes d’émergence de maladies, à savoir la colonisation de nouveaux hôtes par des agents pathogènes, la baisse de l’immunocompétence des hôtes et la virulence accrue des agents pathogènes ont plusieurs facteurs déclenchants. Parmi ceux-ci, les plus importants sont ceux qui exposent les hôtes sensibles à des agents pathogènes nouveaux (par exemple l’introduction d’espèces hôtes non autochtones, les transferts d’agents pathogènes et les interactions accrues entre les populations sauvages et d’élevage), suivis par la colonisation de nouvelles espèces hôtes par des agents pathogènes. L’exposition aux populations sauvages peut être atténuée au moyen d’infrastructures appropriées et de mesures de gestion visant à limiter les évasions ou à exclure les espèces sauvages (par exemple, filets de retenue, filtration des eaux et technologies de confinement en système fermé). Une gestion sanitaire de haut niveau qualitatif permet de préserver l’immunocompétence et la résistance à de nouveaux agents et souches pathogènes potentiels, réduisant ainsi le taux d’émergence de nouvelles maladies. Une sélection appropriée du site de production et des techniques d’élevage permet de réduire la probabilité que les agents pathogènes puissent acquérir une virulence accrue, en les empêchant de prolonger leur cycle dans des populations spatialement ou temporellement reliées. La sous-déclaration de maladies émergentes des animaux aquatiques limite les possibilités de procéder à des enquêtes appropriées et d’organiser la réponse en temps voulu. Au niveau des producteurs, le niveau de notification peut être amélioré en recourant aux technologies de l’information et de la communication (par exemple les applications sur téléphonie mobile et l’informatique en nuage) pour la collecte et la gestion des données et en leur associant une méthodologie de la surveillance centrée sur l’éleveur. En outre, il est essentiel de comprendre les comportements en matière de notification et d’atténuer les facteurs de dissuasion. Au niveau international, la notification de maladies émergentes à l’Organisation mondiale de la santé animale permet aux Pays membres de mettre en place des mesures appropriées pour réduire leur propagation transfrontalière. Une méthode incitative envisageable pour améliorer la notification consiste à ce que la réponse mondiale prévoie d’apporter aux pays à faible revenu le soutien nécessaire pour que ceux-ci puissent, à court terme, lutter contre chaque maladie émergente notifiée et, à plus long terme, créer des Services nationaux chargés de la santé des animaux aquatiques. La détection précoce et la notification rapide des maladies émergentes ne portent leurs fruits que si les réponses mises en place par les Autorités compétentes empêchent toute propagation de ces maladies. Le déploiement de réponses efficaces en cas de maladie émergente est difficile, car les pays manquent souvent d’informations et d’outils de base. En conséquence, les réponses sont souvent inadéquates, à moins que des plans d’urgence n’aient été élaborés et testés, soutenus par des instruments décisionnels bien établis. Desde 1970 la acuicultura ha registrado una tasa de crecimiento anual de entre el 5% y el 10%, cosa que ha logrado expandiéndose a nuevos territorios, cultivando nuevas especies (a menudo no autóctonas) e intensificando la producción. Estas características de la acuicultura, combinadas con los desplazamientos a gran escala de animales, han provocado la aparición de enfermedades y su cortejo de efectos negativos sobre la producción y la diversidad biológica. Las iniciativas para gestionar más eficazmente las enfermedades emergentes de los animales acuáticos deben incluir medidas que reduzcan la tasa de aparición de enfermedades, ayuden a detectarlas y notificarlas y mejoren las respuestas destinadas a impedir que se propaguen. La tasa de aparición de enfermedades se puede reducir entendiendo los mecanismos que subyacen al proceso e implantando medidas para contrarrestarlos. Los tres principales de esos mecanismos (a saber, el cambio de hospedador, la menor inmunocompetencia de los organismos hospedadores y la mayor virulencia de los patógenos) resultan de la suma de muchos factores. Los más importantes son aquellos que entrañan la exposición de un hospedador sensible a nuevos patógenos (p.ej. la introducción de hospedadores no autóctonos, el traslado de patógenos y el aumento de las interacciones entre poblaciones salvajes y poblaciones de cultivo) y aquellos que desembocan en un cambio de hospedador. Para reducir los niveles de exposición a poblaciones salvajes se pueden implantar medidas de gestión o de infraestructura que hagan difícil que los animales escapen o los aíslen de la fauna salvaje (como redes de barrera, filtración y tecnología de confinamiento cerrado). Una gestión sanitaria de buena calidad asegura la inmunocompetencia y la resistencia a cepas y patógenos supuestamente nuevos, reduciendo con ello la tasa de aparición de enfermedades emergentes. La selección de emplazamientos apropiados y el uso de métodos de cría convenientes pueden reducir la probabilidad de que los patógenos adquieran mayor virulencia porque evitan la continuidad de sus ciclos reproductivos entre poblaciones conectadas entre sí, ya sea geográfica o temporalmente. La insuficiente notificación de enfermedades emergentes de los animales acuáticos supone un lastre para estudiarlas debidamente y responder a ellas con celeridad. Las soluciones para mejorar los niveles de notificación trabajando desde la propia explotación podrían pasar por el uso de las tecnologías de información y comunicación (como las aplicaciones de teléfono inteligente o la informática «en nube») para obtener y gestionar datos, combinado con fórmulas de vigilancia cuya figura central sea el productor. Es preciso además entender los comportamientos ligados al hecho de notificar o no una enfermedad y restar peso a aquellos factores que desincentiven la notificación. A escala internacional, una más eficaz notificación de enfermedades emergentes a la Organización Mundial de Sanidad Animal permite a los Países Miembros aplicar medidas apropiadas para reducir la propagación transfronteriza. Algo que incentivaría la notificación es que entre las medidas mundiales de respuesta estuviera la prestación de apoyo a los países de renta baja para ayudarlos, a corto plazo, a controlar la enfermedad emergente notificada y, a más largo plazo, a dotarse de buenos servicios de sanidad acuícola. La pronta detección y notificación de enfermedades emergentes solo resulta provechosa si la respuesta de las autoridades competentes evita que la enfermedad se propague. Lo que dificulta una respuesta eficaz a las enfermedades emergentes es la frecuente falta de información y herramientas básicas. Lo más probable, por lo tanto, es que las respuestas no sean las idóneas a menos que se tengan elaborados y ensayados planes de emergencia y se tengan bien implantados mecanismos decisorios al respecto.

Autres résumés

Type: Publisher (fre)
Depuis les années 1970, l’aquaculture connaît un taux de croissance de 5 % à 10 % par an. Cette croissance a été rendue possible par le développement de nouvelles filières, l’élevage d’espèces nouvelles (et souvent non autochtones) et l’intensification de la production. Ces caractéristiques du secteur, associées à des transferts massifs d’espèces aquatiques ont entraîné l’émergence de maladies nouvelles, avec des effets négatifs aussi bien sur la production que sur la biodiversité. Les efforts d’amélioration de la gestion des maladies émergentes des animaux aquatiques doivent comporter des mesures visant à réduire l’incidence des maladies émergentes, à améliorer la détection et la notification des maladies et à optimiser les réponses déployées en cas de maladies afin d’en prévenir la propagation. Il est possible de réduire le taux d’émergence des maladies dès lors que les mécanismes sous-jacents à leur survenue sont bien compris et que les mesures appropriées sont prises pour les contrecarrer. Les trois principaux mécanismes d’émergence de maladies, à savoir la colonisation de nouveaux hôtes par des agents pathogènes, la baisse de l’immunocompétence des hôtes et la virulence accrue des agents pathogènes ont plusieurs facteurs déclenchants. Parmi ceux-ci, les plus importants sont ceux qui exposent les hôtes sensibles à des agents pathogènes nouveaux (par exemple l’introduction d’espèces hôtes non autochtones, les transferts d’agents pathogènes et les interactions accrues entre les populations sauvages et d’élevage), suivis par la colonisation de nouvelles espèces hôtes par des agents pathogènes. L’exposition aux populations sauvages peut être atténuée au moyen d’infrastructures appropriées et de mesures de gestion visant à limiter les évasions ou à exclure les espèces sauvages (par exemple, filets de retenue, filtration des eaux et technologies de confinement en système fermé). Une gestion sanitaire de haut niveau qualitatif permet de préserver l’immunocompétence et la résistance à de nouveaux agents et souches pathogènes potentiels, réduisant ainsi le taux d’émergence de nouvelles maladies. Une sélection appropriée du site de production et des techniques d’élevage permet de réduire la probabilité que les agents pathogènes puissent acquérir une virulence accrue, en les empêchant de prolonger leur cycle dans des populations spatialement ou temporellement reliées. La sous-déclaration de maladies émergentes des animaux aquatiques limite les possibilités de procéder à des enquêtes appropriées et d’organiser la réponse en temps voulu. Au niveau des producteurs, le niveau de notification peut être amélioré en recourant aux technologies de l’information et de la communication (par exemple les applications sur téléphonie mobile et l’informatique en nuage) pour la collecte et la gestion des données et en leur associant une méthodologie de la surveillance centrée sur l’éleveur. En outre, il est essentiel de comprendre les comportements en matière de notification et d’atténuer les facteurs de dissuasion. Au niveau international, la notification de maladies émergentes à l’Organisation mondiale de la santé animale permet aux Pays membres de mettre en place des mesures appropriées pour réduire leur propagation transfrontalière. Une méthode incitative envisageable pour améliorer la notification consiste à ce que la réponse mondiale prévoie d’apporter aux pays à faible revenu le soutien nécessaire pour que ceux-ci puissent, à court terme, lutter contre chaque maladie émergente notifiée et, à plus long terme, créer des Services nationaux chargés de la santé des animaux aquatiques. La détection précoce et la notification rapide des maladies émergentes ne portent leurs fruits que si les réponses mises en place par les Autorités compétentes empêchent toute propagation de ces maladies. Le déploiement de réponses efficaces en cas de maladie émergente est difficile, car les pays manquent souvent d’informations et d’outils de base. En conséquence, les réponses sont souvent inadéquates, à moins que des plans d’urgence n’aient été élaborés et testés, soutenus par des instruments décisionnels bien établis.
Type: Publisher (spa)
Desde 1970 la acuicultura ha registrado una tasa de crecimiento anual de entre el 5% y el 10%, cosa que ha logrado expandiéndose a nuevos territorios, cultivando nuevas especies (a menudo no autóctonas) e intensificando la producción. Estas características de la acuicultura, combinadas con los desplazamientos a gran escala de animales, han provocado la aparición de enfermedades y su cortejo de efectos negativos sobre la producción y la diversidad biológica. Las iniciativas para gestionar más eficazmente las enfermedades emergentes de los animales acuáticos deben incluir medidas que reduzcan la tasa de aparición de enfermedades, ayuden a detectarlas y notificarlas y mejoren las respuestas destinadas a impedir que se propaguen. La tasa de aparición de enfermedades se puede reducir entendiendo los mecanismos que subyacen al proceso e implantando medidas para contrarrestarlos. Los tres principales de esos mecanismos (a saber, el cambio de hospedador, la menor inmunocompetencia de los organismos hospedadores y la mayor virulencia de los patógenos) resultan de la suma de muchos factores. Los más importantes son aquellos que entrañan la exposición de un hospedador sensible a nuevos patógenos (p.ej. la introducción de hospedadores no autóctonos, el traslado de patógenos y el aumento de las interacciones entre poblaciones salvajes y poblaciones de cultivo) y aquellos que desembocan en un cambio de hospedador. Para reducir los niveles de exposición a poblaciones salvajes se pueden implantar medidas de gestión o de infraestructura que hagan difícil que los animales escapen o los aíslen de la fauna salvaje (como redes de barrera, filtración y tecnología de confinamiento cerrado). Una gestión sanitaria de buena calidad asegura la inmunocompetencia y la resistencia a cepas y patógenos supuestamente nuevos, reduciendo con ello la tasa de aparición de enfermedades emergentes. La selección de emplazamientos apropiados y el uso de métodos de cría convenientes pueden reducir la probabilidad de que los patógenos adquieran mayor virulencia porque evitan la continuidad de sus ciclos reproductivos entre poblaciones conectadas entre sí, ya sea geográfica o temporalmente. La insuficiente notificación de enfermedades emergentes de los animales acuáticos supone un lastre para estudiarlas debidamente y responder a ellas con celeridad. Las soluciones para mejorar los niveles de notificación trabajando desde la propia explotación podrían pasar por el uso de las tecnologías de información y comunicación (como las aplicaciones de teléfono inteligente o la informática «en nube») para obtener y gestionar datos, combinado con fórmulas de vigilancia cuya figura central sea el productor. Es preciso además entender los comportamientos ligados al hecho de notificar o no una enfermedad y restar peso a aquellos factores que desincentiven la notificación. A escala internacional, una más eficaz notificación de enfermedades emergentes a la Organización Mundial de Sanidad Animal permite a los Países Miembros aplicar medidas apropiadas para reducir la propagación transfronteriza. Algo que incentivaría la notificación es que entre las medidas mundiales de respuesta estuviera la prestación de apoyo a los países de renta baja para ayudarlos, a corto plazo, a controlar la enfermedad emergente notificada y, a más largo plazo, a dotarse de buenos servicios de sanidad acuícola. La pronta detección y notificación de enfermedades emergentes solo resulta provechosa si la respuesta de las autoridades competentes evita que la enfermedad se propague. Lo que dificulta una respuesta eficaz a las enfermedades emergentes es la frecuente falta de información y herramientas básicas. Lo más probable, por lo tanto, es que las respuestas no sean las idóneas a menos que se tengan elaborados y ensayados planes de emergencia y se tengan bien implantados mecanismos decisorios al respecto.

Identifiants

pubmed: 31866677
doi: 10.20506/rst.38.2.3003
doi:

Types de publication

Journal Article

Langues

eng fre spa

Sous-ensembles de citation

IM

Pagination

537-551

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