[Antidepressant medication in children].

Quelle prescription d’antidépresseurs chez l’enfant ?

Journal

La Revue du praticien
ISSN: 2101-017X
Titre abrégé: Rev Prat
Pays: France
ID NLM: 0404334

Informations de publication

Date de publication:
May 2020
Historique:
entrez: 15 10 2020
pubmed: 16 10 2020
medline: 21 10 2020
Statut: ppublish

Résumé

When should we use antidepressant medications in children? Antidepressant medication may not be considered as a first-line treatment in children; psychotherapeutic treatments should always be preferentially used. At this age, the efficacy of SSRI is regarded as low to moderate for depression, but moderate to high for Obsessive Compulsive Disorder (OCD) and anxiety disorders. When an antidepressant medication is prescribed, a SSRI should always be used first. In particular, fluoxetine is the most studied SSRI and the only medication who received approval by the French regulatory authority. Sertraline and fluvoxamine which have been approved for OCD should preferentially be used for that purpose. During the first 4 weeks, clinicians should actively monitor the onset of side effects, especially mood swings and suicidal behavior. The onset or increase of suicidal thoughts during SSRI treatment would concern about 1 out of 100 young patients treated. This risk is maximal during the first four weeks following the introduction of the SSRI and should progressively decrease after one month. When used in children, antidepressant medication can only be used in association with psychotherapeutic treatments and psychosocial interventions targeting the maintaining factors perpetuating the cycle of affective symptoms. Quelle prescription d’antidépresseurs chez l’enfant ? Les antidépresseurs ne sont jamais un traitement de première intention chez l’enfant et l’adolescent. La balance bénéfice-risque varie selon les indications : faible à modérée pour la dépression, mais modérée à élevée pour les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et les troubles anxieux. Quand un traitement est prescrit, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont toujours à privilégier. En particulier la fluoxétine est le traitement dont le rapport bénéfice-risque est le plus favorable dans la dépression, et c’est la seule molécule disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). La sertraline et la fluvoxamine sont utilisées préférentiellement pour les TOC, pour lesquels elles ont une AMM. Les modalités de prescription des ISRS chez l’enfant sont globalement similaires à l’adulte. Deux effets indésirables nécessitent une surveillance hebdomadaire les 4 premières semaines : le risque de virage de l’humeur et de conduites suicidaires. L’apparition ou l’augmentation d’idées suicidaires en début de traitement concerne environ 1 jeune traité sur 100. Ce risque est surtout élevé dans les 4 semaines qui suivent l’introduction, alors que la réduction du risque suicidaire sous ISRS apparaît généralement après un mois de traitement. D’une façon générale, un traitement antidépresseur ne peut s’envisager que dans le cadre d’une prise en charge associant des propositions psychothérapeutiques adaptées au niveau de développement et des interventions familiales et psychosociales ciblant les facteurs de pérennisation des symptômes anxieux et/ou dépressifs.

Autres résumés

Type: Publisher (fre)
Quelle prescription d’antidépresseurs chez l’enfant ? Les antidépresseurs ne sont jamais un traitement de première intention chez l’enfant et l’adolescent. La balance bénéfice-risque varie selon les indications : faible à modérée pour la dépression, mais modérée à élevée pour les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et les troubles anxieux. Quand un traitement est prescrit, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont toujours à privilégier. En particulier la fluoxétine est le traitement dont le rapport bénéfice-risque est le plus favorable dans la dépression, et c’est la seule molécule disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). La sertraline et la fluvoxamine sont utilisées préférentiellement pour les TOC, pour lesquels elles ont une AMM. Les modalités de prescription des ISRS chez l’enfant sont globalement similaires à l’adulte. Deux effets indésirables nécessitent une surveillance hebdomadaire les 4 premières semaines : le risque de virage de l’humeur et de conduites suicidaires. L’apparition ou l’augmentation d’idées suicidaires en début de traitement concerne environ 1 jeune traité sur 100. Ce risque est surtout élevé dans les 4 semaines qui suivent l’introduction, alors que la réduction du risque suicidaire sous ISRS apparaît généralement après un mois de traitement. D’une façon générale, un traitement antidépresseur ne peut s’envisager que dans le cadre d’une prise en charge associant des propositions psychothérapeutiques adaptées au niveau de développement et des interventions familiales et psychosociales ciblant les facteurs de pérennisation des symptômes anxieux et/ou dépressifs.

Identifiants

pubmed: 33058633

Substances chimiques

Antidepressive Agents 0
Psychotropic Drugs 0

Types de publication

Journal Article

Langues

fre

Sous-ensembles de citation

IM

Pagination

496-501

Déclaration de conflit d'intérêts

X. Benarous et A. Consoli déclarent n’avoir aucun lien d’intérêts. D. Cohen déclare des liens ponctuels avec Lundbeck, Otsuka Pharmaceutical, Janssen et Shire.

Auteurs

Xavier Benarous (X)

Service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université, Paris, France.
Inserm U1105 Groupe de recherche sur l'analyse multimodale de la fonction cérébrale, Amiens, France.

Angèle Consoli (A)

Service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université, Paris, France.

David Cohen (D)

Service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université, Paris, France.
CNRS UMR 7222, Institute for Intelligent Systems and Robotics, Sorbonne Université, UPMC, Paris, France.

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