[Genetics of amyotrophic lateral sclerosis].

Génétique de la sclérose latérale amyotrophique.

Journal

La Revue du praticien
ISSN: 2101-017X
Titre abrégé: Rev Prat
Pays: France
ID NLM: 0404334

Informations de publication

Date de publication:
Sep 2023
Historique:
medline: 2 11 2023
pubmed: 5 10 2023
entrez: 5 10 2023
Statut: ppublish

Résumé

GENETICS OF AMYOTROPHIC LATERAL SCLEROSIS. Approximately 10 to 15% of people with amyotrophic lateral sclerosis (ALS) have a family history of the disease. In 2/3 of them, but also in 10% of subjects without any family history of ALS, a pathogenic genetic variant can be identified. Many genes are involved, the four main ones being C9orf72 (which can also be responsible for dementia), SOD1, TARDBP and FUS. ALS of genetic origin is almost always inherited in an autosomal dominant pattern. The progress made in recent years in the knowledge of the genetic forms of ALS has led to a better understanding of the pathophysiology of the disease and has opened up new therapeutic avenues, some of which are already being explored. For all these reasons, it is now recommended that all patients with ALS, whether familial or not, undergo a genetic investigation, with analyses appropriate to their age and family history. When a pathogenic variant is found, it can then be sought in at-risk relatives who so desire. These tests must follow legally mandated procedures and can only be conducted in a specialized ALS center under the supervision of a geneticist after a thorough discussion of the personal and family implications of the result and written consent from the patient. GÉNÉTIQUE DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE. Environ 10 à 15 % des sujets atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ont des antécédents familiaux. Chez les deux tiers d’entre eux, mais aussi chez 10 % des sujets sans aucun antécédent familial de SLA, un variant génétique pathogène peut être mis en évidence. De nombreux gènes sont concernés, les quatre principaux étant C9orf72 (qui peut également être responsable d’une démence), SOD1, TARDBP et FUS . La SLA d’origine génétique se transmet pratiquement toujours selon une hérédité autosomique dominante. Les progrès accomplis ces dernières années dans la connaissance des formes génétiques de SLA permettent de mieux connaître la physiopathologie de la maladie et ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques dont certaines sont déjà en cours d’exploration. Pour toutes ces raisons, il est aujourd’hui recommandé, chez tout sujet atteint de SLA, familiale ou non, d’entreprendre une enquête génétique, avec des analyses appropriées à l’âge et aux antécédents familiaux. Lorsqu’un variant pathogène est trouvé, il peut alors être recherché chez les apparentés à risque qui le souhaitent. Ces analyses doivent respecter des procédures encadrées par la loi, et ne peuvent être conduites que dans un centre spécialisé pour la prise en charge de la SLA, et sous la responsabilité d’un généticien, après une discussion approfondie sur les implications personnelles et familiales du résultat, et le consentement écrit du patient.

Autres résumés

Type: Publisher (fre)
GÉNÉTIQUE DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE. Environ 10 à 15 % des sujets atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ont des antécédents familiaux. Chez les deux tiers d’entre eux, mais aussi chez 10 % des sujets sans aucun antécédent familial de SLA, un variant génétique pathogène peut être mis en évidence. De nombreux gènes sont concernés, les quatre principaux étant C9orf72 (qui peut également être responsable d’une démence), SOD1, TARDBP et FUS . La SLA d’origine génétique se transmet pratiquement toujours selon une hérédité autosomique dominante. Les progrès accomplis ces dernières années dans la connaissance des formes génétiques de SLA permettent de mieux connaître la physiopathologie de la maladie et ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques dont certaines sont déjà en cours d’exploration. Pour toutes ces raisons, il est aujourd’hui recommandé, chez tout sujet atteint de SLA, familiale ou non, d’entreprendre une enquête génétique, avec des analyses appropriées à l’âge et aux antécédents familiaux. Lorsqu’un variant pathogène est trouvé, il peut alors être recherché chez les apparentés à risque qui le souhaitent. Ces analyses doivent respecter des procédures encadrées par la loi, et ne peuvent être conduites que dans un centre spécialisé pour la prise en charge de la SLA, et sous la responsabilité d’un généticien, après une discussion approfondie sur les implications personnelles et familiales du résultat, et le consentement écrit du patient.

Identifiants

pubmed: 37796272

Types de publication

English Abstract Journal Article

Langues

fre

Sous-ensembles de citation

IM

Pagination

783-787

Déclaration de conflit d'intérêts

S. Weber déclare des interventions ponctuelles et avoir été pris en charge, à l’occasion de déplacement pour congrès, par Pfizer. P. Corcia déclare avoir participé à des activités de conseil pour Biogen, Amylyx, Cytokinetics et des essais cliniques pour Amylyx, Cytokinetics, Mitsubishi, AB Science, Sanofi, Alexion, Apellis, Orion Pharma. F. Viader déclare n’avoir aucun lien d’intérêts.

Auteurs

Sacha Weber (S)

Service de neurologie et service de génétique, CHU Côte de Nacre, université de Caen Normandie, Caen, France.

Philippe Corcia (P)

CHU Bretonneau, université François-Rabelais de Tours, Inserm U1253 « iBrain », Tours, France.

Fausto Viader (F)

Service de neurologie, CHU Côte de Nacre, université de Caen Normandie, Inserm U1077« NIMH », Caen, France.

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